Novembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Reconnaître les entreprises à taille humaine

Christophe Praud
C’est désormais un fait établi et non plus une simple impression : les PME/TPE sont à l'origine de la quasi-totalité des créations nettes d'emplois salariés ces dix dernières années.Plus de 600 000 emplois ont été ainsi créés sur cette période par les entreprises de moins de 500 salariés. Ces emplois sont à peu près égalementrépartis entre les entreprises de moins de 20 salariés et celles comptant entre 20 à 499 salariés. Les TPE tirent donc leur épingle du jeu. Voilà les conclusionsrendues publiques fin juin d’une étudemenée par le cabinet KPMG, et passées trop inaperçues ! Ce sont donc les TPE/PME qui tirent l’emploi en France.

Forts de ce constat, que faisons-nous maintenant ? Et plus particulièrement, comment réoriente-t-on les politiques publiques pour qu’on arrête de traiter indistinctement la TPE de 5 salariés et la multinationale ? Telles sont les questions qui mériteraient d’être posées. Telles sont les questions qui réclameraient urgemment des réponses.

Les entreprises à taille humaine – celles dans lesquelles tous les salariés sont engagés dans la bataille à la pérennité - pourraient mieux faire si elles ne rencontraient pas autant d’obstacles qui entravent leur croissance, voire menacent directement leur existence : manque de visibilité sur les carnets de commande, accès aux appels d’offre, aide à l’embauche, difficultés de financement, exportations insuffisantes, réduction des marges... Voilà les raisons pour lesquelles nombre d’entre elles sont dans une situation de survie au quotidien plutôt que dans une stratégie de développement pérenne.

Quand une TPE/PME met la clef sous la porte, personne n’en parle. Ce genre d’événements n’est pas relayé dans la presse, contrairement aux spectaculaires plans sociaux des grandes entreprises. Au fond, que pèsent les 3,2 millions de TPE/PME face aux 2500 entreprises de plus de 500 salariés ? Les pertes d’emploi cumulées dues aux défaillances de PME/TPE valent pourtant bien celles causées par les grandes entreprises. Mais qui s’en émeut ? Et qu’est-ce qui est fait pour, concrètement, y remédier.

Ce dont souffrent les PME/TPE françaises, ainsi que ceux qui les dirigent, c’est avant tout d’un manque cruel de reconnaissance. Le CJD influe pour donner à ces entrepreneurs de la visibilité et pour les hisser à la place qu’ils méritent au sein des territoires et de la cité. Mais son rôle ne se borne pas là. La vocation du CJD est d’épauler ces entrepreneurs, de les accompagner, de les outiller pour qu’ils s’engagent dans une démarche de performance globale constante. L’action plutôt que la rétraction, l’agilité plutôt que la fragilité, le défi plutôt que la défaite : c’est tout le sens de l’impulsion que tentera de donner ces deux prochaines années le CJD. 
Christophe Praud
Le 28-09-2012
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