Septembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Les aventures d’un JD au Maroc

Jean Philippe de Alzua
En octobre dernier, alors que l’automne venait d’arriver, une proposition venue de l’E-mouv attira mon attention : le bureau national organisait un voyage d’études au Maroc. Une excellente occasion de découvrir ce pays, aux portes de l’Europe, très connu pour ses riads et ses palmeraies, et beaucoup moins pour son économie dynamique et les investissements importants qui y sont réalisés actuellement.

L’intérêt de ce projet résidait non seulement dans la découverte économique du pays, mais aussi dans le principe du voyage : monter un échange avec le CJD Maroc, pour permettre à des Jeunes Dirigeants français de vivre pendant 3 jours la vie d’un chef d’entreprise marocain. Y a-t-il meilleure façon de découvrir les règles et les habitudes de la vie économique locale ? Pour l’avoir vécu début avril, je vous confirme que l’expérience est fantastique, tant d’un point de vue professionnel que personnel.

C’est ainsi que début avril, j’ai atterri à Casablanca, après un vol direct de 2h30. Un premier bon point dans l’augure d’un développement d’Elogia – mon entreprise qui propose des écosystèmes énergétiques - au Maroc : les liaisons sont faciles (vols quotidiens en fin de journée au départ de Nantes) et peu coûteuses (entre 150 et 300 € l’A/R). C’est donc presque plus rapide et moins cher de se rendre dans la capitale économique du Maroc, que d’aller en TGV à Lille ou à Lyon. Ça commence plutôt bien !

Étude de marché

A peine sorti de l’aéroport, le changement est immédiat : on quitte le ciel gris ligérien pour un beau ciel d’azur, et quelques degrés de plus. Premier contact et impression positive avec l’organisation des taxis : prise en charge très pro et tarif fixe pour faire les 40 km jusqu’à Casablanca (250 Dhs, soit 25 €). Ça continue bien !

Après une nuit reposante dans le centre de Casa, j’attaque donc en pleine forme une journée de contacts et de prospection. Objectif de la journée : réaliser une petite étude de marché, afin de mesurer l’intérêt des industriels marocains pour l’efficacité énergétique. Notre savoir-faire permettant à nos clients d’économiser entre 20 et 35 % sur leur facture d’énergie sera-t-il de nature à les intéresser aussi ?

La réponse a été assez rapide : avec une croissance annuelle de 6 % de la demande en énergie, et une capacité d’augmentation de la production de seulement 4 % (toutes énergies confondues), tous les secteurs d’activités sont potentiellement très intéressés par nos offres. Nous sommes d’ailleurs reçus avec intérêt par chacun de nos contacts.

Cet intérêt est motivé par deux raisons : d’une part l’accueil positif réservé aux Français, car la qualité de nos produits et services est reconnue dans le pays : c’est donc un gage de sérieux que de travailler avec un partenaire Français ; d’autre part, l’économie marocaine est dynamique, portée par les grands investissements d’État et une fiscalité avantageuse pour les investisseurs étrangers. Pour 2012, le FMI prévoit une croissance du PIB de 4,6 %.

Accueil formidable

Fourbu, mais très satisfait de cette première journée, je démarre en fin de journée l’opération « Vis ma Vie » du CJD et fais la connaissance de mon binôme : Omar Naanaa.

Il faut dire que l’équipe d’organisation du national a bien fait les choses. Nous avions tous reçu un petit questionnaire, qui a ensuite permis d’associer au mieux les JD Français avec les JD Marocains, notamment sur le plan professionnel, en fonction des secteurs d’activités. C’est ainsi que Siatra, l’entreprise familiale dirigée par Omar, est spécialisée dans la distribution d’équipements dans le domaine de l’énergie et la pétrochimie. Nous avions donc beaucoup de choses à partager !

Dès le premier soir, je me suis retrouvé dans l’univers familial de mon binôme, partageant le repas et confortablement installé pour la nuit dans la chambre d’ami. Un accueil formidable !

Dès le lendemain matin, sous une pluie tropicale transformant les boulevards de Casablanca en torrents, je me suis retrouvé dans les bureaux de Siatra. A peine arrivé, j’ai eu juste le temps de prendre connaissance du dossier technique d’un gros projet, avant d’être plongé au milieu d’une réunion regroupant le client et ses différents fournisseurs.

Quoi de plus efficace pour découvrir les habitudes de travail et les techniques de négociation Marocaine ? Je dois avouer que j’étais quelque peu perdu au début, mais très vite, je me suis surpris à intervenir dans le débat pour proposer des solutions techniques permettant d’améliorer l’efficacité du procédé. A ceux qui sont tentés par l’aventure, je peux en témoigner : c’est possible de faire du business au Maroc !

Moment de plaisir

Ce voyage d’études a aussi été l’occasion de faire des rencontres très riches. Chaque soir, le CJD Maroc avait organisé un événement, permettant aux Français et aux Marocains de faire connaissance et d’échanger sur nos vies de chefs d’entreprises, nos pratiques JD et l’organisation de nos différentes sections (une trentaine de Français avaient fait le déplacement). Après ces soirées, une vraie complicité s’est créée dans le groupe, ce qui nous a permis de discuter très librement de sujets sérieux comme le management ou la religion, mais aussi de choses beaucoup plus futiles comme les vins Marocains ou les meilleurs spots de kite surf sur leurs côtes !

Le voyage c’est terminé en beauté par une grande soirée réunissant l’ensemble des participants, ainsi que les Présidents des CJD Tunisie, Mauritanie et Sénégal. Certains d’entre nous se sont découvert un don pour la danse du ventre et la musique traditionnelle. Un vrai moment de plaisir et de rigolade !

Investissement rentable

Au bilan de ces 4 jours au Maroc, je retiens une expérience fantastique avec des JD très accueillants, mais aussi la découverte de l’intérieur d’un pays et d’une économie très dynamique. Je rentre aussi avec plusieurs propositions de partenariats, et deux projets d’audit énergétique. Un investissement commercial qui risque d’être vite amorti ! A tous ceux qui veulent tenter l’expérience d’un développement au Maroc, n’hésitez pas, allez-y !


Jean Philippe de Alzua est jeune dirigeant de la section de Nantes-Atlantique

Jean Philippe de Alzua
Le 29-05-2012
Imprimer Twitter Facebook LinkedIn
Laisser un commentaire
E-mail :
Confirmation :
Pseudo :
Commentaires :
Code de sécurité :
Powered by Walabiz