Novembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Stéphanie Sellier, CJD Belgium : « Vivre c'est partager »

Stéphanie Sellier
Stéphanie Sellier-Brans, 43 ans,est parisienne, mais normande d'adoption. De formation « finance d'entreprise », Stéphanie a été de nombreuses années professeur d'économie, de gestion et de management, puis chargée du dispositif « école-entreprise » au sein de l’Éducation nationale. Depuis des années, elle prône l’entrepreneuriat chez les jeunes, et accompagne les créateurs dans leur phase de démarrage. En arrivant à Belgique il y a 3 ans, elle y a trouvé une certaine liberté de penser, d’agir et d’entreprendre…Le 15 février 2012 le CJD Belgium est né à Bruxelles, et elle en a pris la présidence. Parcours de cette spécialiste des réseaux sociaux…
Quelle est votre activité en Belgique ?

J’ai fondé un réseau social-business www.french-connect.com . L’idée est d’aider les Français à s’installer à l’étranger. Ce site est unique puisqu’il propose à la fois des infos pour la vie quotidienne, pour la vie professionnelle, et permet alors d’avoir ses premiers contacts sur place grâce au réseau social.

La Belgique est un marché test pour cette initiative. En un an, le site compte déjà 2 500 membres français et belges. Depuis peu, le réseau a étendu son offre à la demande de ses membres. On y propose un service d’accompagnement des Français pour leur installation, des offres business exclusives… et bientôt une ouverture au Luxembourg, en France et dans d’autres pays.

Comment avez-vous connu le CJD ?

Ma rencontre avec le CJD a 10 ans. J’étais chargée du dispositif « École - Entreprise», au sein de l’Éducation nationale. Je plaçais des professeurs en stage en entreprise et je faisais la promotion de l’entrepreneuriat chez les jeunes, alors j’ai cherché des entrepreneurs capables d’expérimenter ces nouveaux concepts et de partager leur métier avec passion. Le CJD était tout trouvé. Je suis restée 4 ans dans la section de Rouen.

En arrivant à Paris, j’ai retrouvé une famille au sein du CJD, avec Ivan Dumon, président, avec lequel j’ai organisé les évènements de la section Paris. Avec Yves Perrault ensuite, nous avons créé des nouveaux partenariats avec Malakoff Médéric, mon employeur de l’époque.

Et en arrivant en Belgique alors ? En fondant le réseau French-Connect, je me suis retrouvée dans la peau de l’entrepreneur face à sa solitude et ses problématiques journalières, avec un réel besoin de partager des valeurs communes avec ses pairs. Le CJD me manquait !

J’ai rencontré Tony Naklé, belge qui avait été JD au Maroc, et grâce à toute l’équipe CJD France, vous, Stéphanie, Jérôme Lefevre et l’équipe CJD international, Zakaria Fahim, nous avons pu rapidement concrétiser un CJD en Belgique.

Alors racontez-nous ce lancement du CJD Belgique ?

Déjà nous l’avons rebaptisé « CJD Belgium » pour faire plus local, compte tenu des différences de langues sur ce même territoire.

Nous avons commencé par communiquer sur le futur lancement afin de créer la dynamique d’une équipe de JD : Erwann Ludot, JD à Lille, est venu rejoindre l’équipe, puis Pierre Mat, RIR (Relais international en Région) à Lille est venu nous donner le coup de main nécessaire à la création, et apporter la vision belge !

Compte tenu de notre proximité géographique avec la France, nous avons la chance d’avoir la section de Lille comme « Parrain » pour ce lancement.

Ce 15 février 2012, jour du lancement, nous avions une centaine d’invités dont 40 JD de Lille, de Thionville et du Nord-Pas-de-Calais pour nous soutenir : quel engagement de leur part ! Cela nous a vraiment émus et touchés. Depuis nous sommes une dizaine de membres.

Qu’attendez-vous, concrètement, de la création du CJD Belgium ? Et quel est le programme pour ces deux années de présidence ?

Comme toute nouvelle implantation, la priorité sera mise sur le recrutement de nouveaux membres et sur la communication du CJD Belgium auprès des dirigeants et de toutes les instances locales et européennes (on est bien placé !),tout en restant une structure indépendante et apolitique. Évidemment, j’aimerais voir naître, au cours de ce mandat, une section dans une autre ville de Belgique :au pays du surréalisme tout est possible !

Je souhaiterais travailler sur des thèmes pratico-pratiques de la performance globale, afin que le discours touche vraiment notre quotidien d’entrepreneur. C’est aussi une manière de mieux se faire comprendre par les instances et par les dirigeants de ce pays. Le programme de mon mandat,« Vers l’entreprise du bonheur… », va se construire au fur et à mesure des rencontres avec les nouveaux membres JD Belgium, mais j’ai déjà quelques pistes de réflexion :

- Faire le bonheur de nos clients :

o Service clients : en faire sa priorité et miser sur la qualité de leurs demandes.

- Faire le bonheur de nos salariés :

o Culture d’entreprise : transformer nos salariés en « valeur ajoutée » et passer de « ressources humaines » en « richesses humaines »

o Communication : échanger plus efficacement, « bien dans sa peau, bien au bureau »

- Partager le bonheur d’entreprendre :

o Promouvoir l’entrepreneuriat, réenchanter l’entreprise auprès des jeunes et de tout public, retrouver du sens à l’action et miser sur la nécessité de se former.

Le tout dans une ambiance conviviale, comme savent le faire les gens du Nord ! Nous mettrons l’accent sur la formation des dirigeants avec l’appui de la section de Lille. L’idée est aussi de faire connaître les initiatives locales des jeunes entrepreneurs et ici cela ne manque pas !

www.cjd-belgium.be

Propos recueillis par Stéphanie Le Dévéhat
Le 16-04-2012
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