Novembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


La Russie préfère le dollar à l’euro

Les hommes politiques et experts financiers russes se relaient chaque jour à la télévision et dans les journaux pour affirmer que si une nouvelle crise financière mondiale devait éclater, la Russie serait moins affectée qu’en 2009. La Russie a en effet tendance a regarder les problèmes de la zone euro avec un peu de distance et surtout avec beaucoup moins de craintes qu’avant 2009.

Certes, comme en France les élections présidentielles auront lieu en 2012 et il est donc important de rassurer sur la solidité du pays et de ses institutions financières.
Néanmoins, cette analyse repose sur certains éléments concrets qui laissent en effet à penser que la Russie semble mieux armée pour affronter une éventuelle crise financière et les impacts des problèmes de la zone euro.
En 2009, les passifs en monnaies étrangères des banques russes étaient supérieurs aux actifs. Les banques russes estiment pouvoir aujourd’hui beaucoup mieux faire face à une éventuelle crise puisqu’elles possèdent désormais plus de devises étrangères que de roubles. La Russie parie également sur l’or et se protège donc contre les risques européens.

N’oublions pas également qu’en Russie le pétrole reste la principale source d’exportation du pays. En jonglant d’une crise financière à une révolution du monde arabe, la Russie a bien entendu rapidement analysé qu’un ralentissement de la zone euro n’impacterait pas le marche du pétrole puisque l’offre a considérablement diminué du fait des troubles en Libye.
La Russie a tendance a critiquer assez ouvertement le non-respect des engagements pris par les pays européens: contrôle du niveau de la dette publique, de l’inflation, et autres indices économiques.
Beaucoup en Russie imaginent même qu’à court-moyen terme, certains pays européens pourraient de leur plein gré quitter la zone euro.

La Russie privilégie les investissements dans les bons du Trésor américain plutôt que dans des actifs en euros. Le pays estime donc que ses finances publiques ne seront pas énormément impactées par la crise de la zone euro.
En Russie et plus particulièrement dans le secteur bancaire, peu de confiance en la zone euro, mais foi en la zone dollar…

Arnaud Laine, correspondant international du CJD
Le 17-10-2011
Imprimer Twitter Facebook LinkedIn
Laisser un commentaire
E-mail :
Confirmation :
Pseudo :
Commentaires :
Code de sécurité :
Powered by Walabiz