Octobre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Les espoirs de Cancún

Du 29 novembre au 10 décembre 2010 a eu lieu à Cancún la 16econférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations-Unies sur le changement climatique. Un an après les attentes déçues de la Conférence de Copenhague, « Cop 16 » ou la Conférence de Cancún a permis de remettre sous les projecteurs les négociations sur le climat.

Si ces discussions, où se mêlent politique, enjeux économiques et avenir de la planète, paraissent parfois bien loin des préoccupations quotidiennes des dirigeants, elles sont pourtant essentielles. De l’issue des ces débats dépend la pérennité des entreprises, qui ne perdureront que dans un monde où les activités économiques et la biosphère seront réconciliées.

La coopération multilatérale renforcée

La mobilisation internationale a encore été très forte cette année avec la réunion sous l’égide des Nations-Unies de 194 pays. Comme ce fut le cas à Copenhague, les négociations multilatérales ont relevé de l’exercice d’équilibriste, afin de concilier les intérêts divergents de pays ayant des niveaux de développement économique et social variés. Soutenu par une organisation efficace et transparente de la présidence mexicaine, le processus de négociations onusien a pu finalement se remettre en marche afin de donner suite à l’accord trouvé à Copenhague.

Plusieurs recommandations ont ainsi été adoptées. La nécessité de réduire les émissions afin de maintenir le réchauffement climatique à 2°C d’ici 2050 a été réaffirmée, ainsi que la possibilité de renforcer cet objectif à 1,5°C en 2015. Deux chantiers majeurs de limitation des émissions, la lutte contre la déforestation et la dégradation forestière tropicale, ainsi quele développement des technologies vertes, bénéficient, quant à eux, de la mise en place de mécanismes incitatifs. Un réel accompagnement des pays en voie de développement a été proposé : la création d’un Fond Vert afin de soutenir les initiatives locales - dont le financement n’est toutefois pas encore clairement défini -, et la création d’un comité chargé d’apporter un soutien technique aux pays concernés afin de faire face aux conséquences du réchauffement climatique.

Et l’après-Kyoto ?

Un consensus, des compromis, mais un véritable recul concernant les suites à donner au protocole de Kyoto, le seul texte juridiquement contraignant existant à ce jour. Alors que le premier cycle du protocole s’est terminé en 2010 et que les engagements actuels des pays signataires sont insuffisants pour atteindre les objectifs, les discussions ont pourtant été remises à plus tard. Le calendrier n’a pas encore été fixé, et plusieurs pays comme le Japon, la Russie et le Canada réclament de toute façon un nouveau dispositif incluant cette fois-ci tous les pays fortement émetteurs.

Des engagements chiffrés des pays industrialisés - États-Unis, Europe, Chine et Inde en tête -, un accompagnement renforcé des pays en développement, une meilleure représentation des parties prenantes dans le processus de concertation… Voire même la création d’une organisation mondiale pour réguler les questions climatiques, optimiser la gestion des ressources naturelles et réintégrer les activités dans les écosystèmes : autant de mesures et d’étapes à encourager et à poursuivre afin de préserver la vie et par là même, notre société humaine et l’activité économique qui en découle.

Rendez-vous en 2011 à Durban en Afrique du Sud pour une 17e conférence sur le climat, afin de faire un pas de plus vers des solutions concertées et responsables.

Gaëlle Brière
Le 24-01-2011
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