Août 2018


Passons en mode « optipreneur » !

TRIBUNE - C’est quoi l’optimisme au juste ? Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, c’est ça ? Pas du tout.

Comme le dit Philippe Gabilliet, « L’optimisme est le contraire de la naïveté candide et un rien béate, c’est une façon de se projeter dans l’avenir, d’interpréter les événements que l’on a vécus et de décider en situation d’incertitude. L’optimisme est une attitude de l’esprit positive, mais exigeante, qui possède ses propres règles, et qu’il faut apprendre à connaître et à utiliser de façon à en tirer le meilleur profit. »Je suis d’accord avec cette définition : l’optimisme est donc une manière de voir la vie et d’aborder les choses différemment pour en tirer la meilleure substance. Beau concept, mais dans la réalité, ça donne quoi ? Toujours selon Philippe Gabilliet, l’attitude à adopter, c’est l’optimisme de but et le pessimisme de chemin. En gros, je vais y arriver, mais ça ne sera pas facile.En lisant des articles, en écoutant des conférences, devenir plus optimiste contre sa tendance naturelle parfois… Devenir plus constructif, avoir envie d’agir, faire des paris sur la réussite et non sur l’échec. Si un problème survient, l’accepter ! Mais chercher ses causes et en tirer des enseignements… C’est devenir « optipreneur » !

Le défi, c’est de transposer cette disposition personnelle dans l’entreprise. Et si l’entreprise tout entière devenait optimiste ? Quels seraient les ingrédients de base pour aboutir à ce résultat ?

— Pensons à recruter des optimistes. L’optimiste croit en l’avenir et met les moyens en œuvre pour que sa vision se concrétise. Pour peu qu’on le fasse monter en compétences, on a à nos côtés un collaborateur affûté !

— Concentrons-nous sur les éléments positifs d’une réussite ou même d’un échec. Il est plus difficile d’aller chercher des points positifs surtout lorsqu’il s’agit d’un échec. En faisant ce travail, on reste motivés, tout en étant conscients de ses carences.

— Ayons confiance et laissons de la marge de manœuvre aux collaborateurs, donnons le droit à l’erreur.

En dosant, mélangeant et entretenant tout cela, tout devient possible. Avoir une entreprise optimiste, c’est proposer des innovations, gagner de nouveaux marchés grâce à la créativité, c’est aborder les dossiers de manière sereine, c’est apprendre et s’améliorer.


Isabelle Martin, membre du comité exécutif du CJD
Le 6-08-2018
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