Novembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Politique achats : s’engager dans un cercle vertueux

Hier lundi 25 septembre, une journée de conférences était organisée au Ministère de l’Économie à Bercy sur le thème de la relation fournisseurs responsables. L’objectif ? Communiquer autour du label fournisseurs responsables.

Formaliser la politique des achats d’une entreprise, ce n’est pas un simple supplément d’âme. La politique des achats a une dimension stratégique. Quelles valeurs et motivations porter ? Pourquoi effectuer des achats responsables ? Ces questions interrogent la stratégie de l’entreprise ainsi que sa relation avec son engagement pour la Responsabilité Sociale des Entreprises. Mais s’intéresser aux achats, et en particulier aux achats responsables, ce n’est pas que s’engager dans une démarche vertueuse, sincère ou à simple visée de communication positive (le fameux social washing).

Externalités

Vouloir formaliser sa politique achats, c’est, en amont, amorcer une réflexion sur les facteurs de risques encourus vis-à-vis des fournisseurs. Quel impact les achats ont-ils dans la compétitivité de l’entreprise ? Dans quelle mesure mes approvisionnements peuvent-ils générer une menace ? D’où vient la criticité ? Du législateur ? De mon business model ? Réfléchir sur la politique achats, c’est établir préalablement la cartographie des risques, et à partir de celle-ci, travailler avec ses fournisseurs pour les réduire, voire les éliminer. Une autre relation avec ses fournisseurs que celle de l’indifférence ou du bras de fer, voilà ce que cela implique. L’expression « relations fournisseurs responsables » trouve ici tout son sens.

Loi des grands équilibres de Pareto

L’entreprise, et en particulier la grande, ne vit pas dans un désert. Aussi doit-elle contribuer à la dynamique des territoires sur lesquelles elle est implantée en recensant les externalités — positives comme négatives — dont elle est à l’origine. Une conséquence directe de la politique achat des entreprises, c’est la création d’emploi. C’est la conviction du Lab Pareto, représenté par sa présidence Clémentine Parâtre, qui travaille à concrétiser une idée simple : faire que 20 % des achats des grands groupes se fassent chez les TPME. Pour cela, le Lab Pareto expérimente la rencontre entre directeurs des achats de grands groupes et patron de TPME sous forme de « vis ma vie ». Découvrir les contraintes de chaque partie, mais aussi plus largement les spécificités des métiers, voilà une première étape indispensable pour créer la confiance et la compréhension mutuelle nécessaires à la co-construction de bonnes pratiques.

Parler de l'avenir

Le label et l’action du Lab Pareto répondent à une préoccupation majeure des patrons de TPME : assainir la relation commerciale qui les lie aux donneurs d’ordres, ne pas gaspiller son temps dans le rapport de force pour se consacrer pleinement au business. Lors d’une table ronde organisée ce 25 septembre Nelly Plu, dirigeante de Logaxone et du groupe Equity, évoque les bienfaits à se lancer dans la démarche de labellisation. Le principal : ne plus aller en rendez-vous client avec le mal au ventre. Car des relations commerciales apaisées, où on ne va pas se battre comme des chiffonniers pour 2 ou 3 % de remise, c’est autant de temps pour parler de l’avenir, trouver des solutions aux problèmes, co-innover, prendre ensemble une longueur d’avance sur la concurrence. De fournisseur à partenaire, la différence n’est pas que de sémantique.


Plus d'informations :

http://www.relations-fournisseur-responsables.fr/

http://labpareto.com/


La rédaction
Le 26-09-2017
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