Août 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Des entreprises qui privélégient l'impact social sur la maximisation des profits

La vie des entreprises connaît, depuis une dizaine d’années, une exceptionnelle vivacité. En témoignent le développement des entreprises sociales. Entretien avec Antonella Noya, Chef d’Unité Entrepreneuriat social et innovation sociale à l’OCDE.
 Dirigeant : en bref, comment définir les entreprises sociales ?

Antonella Noya : quels que soient leurs formes légales et leurs modèles organisationnels, les entreprises sociales se reconnaissent par la primauté de leur mission d’impact social sur la maximisation de leurs profits, qui sont généralement réinvestis pour poursuivre l’objectif social de l’entreprise, ainsi que par les critères de transparence et démocratie dans leur gouvernance interne.


D. : Quelles sont les tendances ?

AN : Il y a, grosso modo, deux courants. Le courant européen qui développe une vision d’un entrepreneuriat plus collectif, plus acteur, dans des domaines divers comme le tourisme social et responsable, le manufacturier, l’énergie, les public utilities. Et le courant anglo-saxon qui est plus rivé sur les services et l’entrepreneuriat individuel avec un accent davantage porté sur l’entrepreneur que sur les entreprises. On voit aussi émerger, en parallèle, des modèles hybrides d’entreprise comme les B — corps, nés aux États-Unis et qui se développent en Europe. Ce sont des entreprises à but lucratif dont le but est de contribuer à l’intérêt général. Il y a aussi des modèles d’inclusive business dans les pays en voie de développement. Ils visent à inclure dans leur chaîne de création de valeurs les individus à la « base de la pyramide » en tant que consommateurs, employés, fournisseurs.


D. : ces entreprises sont-elles profitables ?

AN : oui, la majorité d’entre elles le sont pour pouvoir remplir leur mission sociale, et rester sur le marché où elles sont souvent en compétition avec des entreprises à but purement lucratif. Mais leur projet n’appelle pas à l’accumulation du capital. Les profits restent essentiels pour assurer la stabilité financière et donc la pérennisation de la structure, mais ils sont réinvestis dans l’entreprise.


Propos derecuillis par Yan de Kerorguen
Le 1-08-2017
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