Mai 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Arrêtons les clichés et travaillons ensemble !

TRIBUNE - Entre clichés, petites phrases assassines et retour à l’histoire, la guerre des boutons se joue aujourd’hui à onze. Et ce ne sont pas les citations liées à la Commune, à la Révolution Française ou au Général De Gaulle qui vont m’enlever cette désagréable sensation de regarder un film en noir et blanc.

Quel modèle social pour demain ?

Le modèle social de demain, nous le rêvons basé sur deux valeurs : la confiance et la solidarité.

Mais qu’est-ce que la confiance ? C’est êtrefiableensemble et nous ne pouvons pas diriger nos entreprises et notre société de manière responsable si nous n’avons pas comme objectif d’êtrefiables ensemble.

C’est ensemble que nous allons assurer la pérennité, c’est ensemble que nous prenons des risques, c’est ensemble que nous nous relevons après un accident de parcours.

Et cela doit concerner tout notre écosystème : clients, fournisseurs, partenaires, institutionnels, administrations, citoyens. Ensemble, nous devons êtreexemplaires pour que chacun soit fier de son rôle dans un système où il est important.

N’oublions pas qu’une chaîne n’a que la résistance de son plus faible maillon et nous sommes tous, personnes physiques ou morales,connectées à une chaîne dont nous n’imaginons pas toutes les ramifications.

Nous devons donc impérativement instaurer et inspirer un climat de confiance entre individus et organisations pour viser un développement responsable et une pérennité nécessaire pour être optimiste sur l’avenir.

La solidarité, ce n’est plus une retenue sur salaire, la solidarité est citoyenne et elle existe, même si personne n’en parle ou presque.

La France est le pays champion du monde des associations et dans chacune d’entre elles, des bénévoles se montrent solidaires pour le bien-être d’exclus, d’enfants, d’handicapés ou autres activités culturelles essentielles à la vie de la Cité.

La solidarité est une valeur qui se vit, mais ne s’achète pas et nos dirigeants politiques ne sont pas inspirants. Ils ne sont solidaires de rien. Heureusement qu’un grand nombre de citoyens n’en ont cure ; ils sont acteurs de la chose publique et c’est bien là l’essentiel.

Alors 6e République, 300 députés, 200 sénateurs, chacun a son bouc émissaire, alors que nous sommes tous responsables. Chacun pense avoir la solution, alors que la solution c’est nous, en confiance et solidaire.


Réenchanter la notion d’emploi et de travail, un enjeu majeur pour nos entreprises.

Changer de mythe, voilà l’enjeu. Se débarrasser complètement du mythe de l’école de Chicago qui présente la performance économique comme seule ressource de croissance.

Cette méthode qui a fait ses preuves dans le passé est polluante pour notre environnement, mais aussi et surtout pour les hommes et femmes. Elle réduit considérablement le développement de ressources immatériellestelles que compétence, pertinence, confiance et santé.

Cette méthode se base grandement sur l’école scientifique du travail et le taylorisme, des modèles qui ont eu leur période de gloire au siècle dernier dans un environnement totalement différent de celui d’aujourd’hui. Le XXIe siècle, Internet, ledécloisonnement des sphères personnelles et du travail, la prise de conscience de la raréfaction des matières premières ont provoqué l’obsolescence de ces modèles.

L’exemple le plus frappant est l’organisation pyramidale nécessaire pour utiliser ces concepts. Celle-ci réduit les libertés et l’autonomie d’ouvriers et de managers afin d’accroître leur performance théorique. Alors oui, bien sûr que cette pyramide est le système le plus efficace pour produire dans un système stable et constant. Mais est-ce notre environnement ? Pas du tout, celui-ci est devenu complexe et en mouvement.

De plus, toute cette organisation est faite pour produire, produire et encore produire, elle sert donc à fabriquer des produits basés sur des ressources. Ce qui génère une pollution globale et mondiale, environnementale et humaine.

Il est donc urgent de s’arrêter et de réinventer un mythe, une autre approche philosophique et spirituelle de notre environnement économique, pour enfin viser une performance harmonieuse.

Pour cela nous devons baser notre croissance sur des ressources immatérielles et mettre en place des organisations qui laisse une grande, voire une très grande place au bien vivre ensemble.

Passer d’un système performant à un système responsable afin de faire de toutes les parties prenantes des acteurs engagés au profit d’une cause commune, grandir ensemble en prenant en compte l’héritage que nous laisserons.

J’aurais aimé dans le débat entendre juste quelques inspirations issues de ces lignes, mais il n’en est rien.

Lafarge, le grand patronat, les banques autant de coupables soi-disant responsables de nos maux ont été souvent cités. Une nouvelle fois les coupables, c’est les autres, alors que c’est nous tous et nous pouvons tous à notre niveau être acteur du changement pour qu’emploi et travail soient sources d’épanouissement.


Olivier de Pembroke
Le 6-04-2017
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