Août 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


De la réussite du dialogue social

TRIBUNE - Le dialogue social a été intelligemment décrété, il y a de nombreuses années, pour permettre à des acteurs aux enjeux diamétralement opposés de commencer à se parler, à échanger, et pour faire sortir de l’âge de pierre la relation (ou plus exactement l’absence de relation) entre patrons et salariés.

Ces acteurs ont appris et évolué grâce à ce système initialement contraignant ; hélas on continue à voter des lois qui prônent l’ingérence et la défiance au lieu de faire maintenant confiance à ceux qui vivent et font vivre l’entreprise.

Il est aujourd’hui naturel (c’est-à-dire admis et surtout acquis) que ces acteurs sont quotidiennement en contact sur le terrain pour partager et faire grandir le collectif. Il est fini le temps où l’on se regardait en chiens de faïence pour savoir ce qui se cache derrière la bonne idée d’untel, ou la contrepartie de telle ou telle avancée sociale.

Dans un monde en mutation, qui fait disparaître le modèle pyramidal, tout doit procéder non pas de la contrainte, mais de la facilitation, de la simplification, de l’incitation :

- regroupement de toutes les instances du personnel (le conseil d’entreprise),

- incitation par l’entreprise à l’engagement (à tous les niveaux de responsabilité) vers la société civile, vers le syndicalisme, mais aussi la politique ou l’associatif,

- mise à disposition d’outils 2.0 pour fluidifier la communication entre tous les acteurs,

- création de lieux de travail imaginés par et pour tous.

Cela nécessite pour les Français un vrai changement de paradigme. Nous persuader, puis savoir dire que nous sommes sortis de la lutte des classes, que c’est le collectif qui va guider les décisions de l’entreprise du territoire. Construire ensemble le bien-être et la qualité de vie au travail et rappeler sans relâche que l’entreprise est un des acteurs essentiels du progrès social des années à venir.

Le dialogue social se vit au quotidien ; il ne se prône pas ; il ne s’impose plus par le haut. Et il y a autant de types de dialogue que d’entreprises. Il ne doit plus être vu et vécu comme une succession de négociation entre des groupes aux enjeux divergents qui ne cherchent qu’à défendre leurs intérêts catégoriels.

Seul un dialogue social sur mesure, proche de ceux qui assument le quotidien dans les territoires portera ses fruits. Faisons enfin confiance aux acteurs de l’entreprise.


Richard Thiriet
Le 21-11-2016
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