Avril 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Chronique de citoyens engagés : coupons les micros et travaillons ensemble

Pendant que certains de nos hommes politiques s’obstinent à se regarder le nombril en se positionnant pour une élection encore lointaine, le quidam se lève et va travailler : l’étudiant, l’artisan, le syndicaliste, le salarié, le patron, chacun à sa façon fait tourner notre cité. Les entrepreneurs, eux, attaquent leur journée de 12 heures et cela ne fait pas les gros titres des journaux.

Notre vie ne se résume pas à la politique

Nous entendons déjà dire que plus rien ne va se passer jusqu’aux élections. Plus de décisions, plus de projets… Rien. Mais c’est faux ! Chaque jour apporte son lot de joies et de misères dans les foyers, les entreprises et pour chaque citoyen. Une naissance, un décès, un impayé, une ITT, un gros contrat, un dépôt de bilan, une belle rencontre, amoureuse ou amicale : notre vie ne se sera pas mise entre parenthèses pendant le temps de la campagne électorale. Le temps de notre vie n’est pas celui du système médiatico-politique et c’est heureux !

Ras le bol de voir le temps médiatique calé sur un temps politique qui intéresse de moins de moins de monde… faute précisément de s’intéresser à notre monde. Nos hommes politiques, amplifiés par les médias, sont enferrés dans un système qui fausse leur perception de notre quotidien. C’est une aberration. Comment peuvent-ils affirmer que nous ne sommes pas tous responsables de la situation, que c’est « pas d’bol », ou pire, la faute d’un prédécesseur ? Que faut-il faire pour qu’enfin, au lieu d’abreuver les conversations des citoyens d’immobilisme et de défaitisme, nous puissions retrouver un discours positif, entendre une prise de conscience : ça y est, c’est maintenant que tout va changer !

La légitimité de ceux qui font

La République que nous défendons clame une valeur d’égalité. Quand certains de nos concitoyens n’arrivent pas à joindre les deux bouts en fin de mois, faute d’emploi, nous avons besoin d’entendre de nos élus que la limitation du nombre de mandats et leur non-cumul est enfin devenu une réalité. Quand on parle de liberté, nous avons besoin d’entendre que nos représentants politiques ne considèrent pas leur trajectoire politique comme une carrière construite sur des amitiés et des acquis, voire une rente. Nous avons besoin de « représentants plus représentatifs » et ainsi donner la possibilité à ces élus fonctionnaires de démissionner du service public pour trouver d’autres chemins de vie. Le reclassement des perdants à l’issue d’une élection est bien moins passionnant pour les citoyens que le mercato de ligue 1 ! En politique, la légitimité existe même si elle a aujourd’hui tendance à se dégrader singulièrement, sans doute par faute de l’incapacité de notre classe dirigeante à se réformer et se renouveler. Dans le monde entrepreneurial, la légitimité s’acquiert perpétuellement. Elle se vit chez les citoyens qui agissent et construisent, qui créent des emplois, et qui contribuent activement au développement des territoires.

Travailler ensemble

C’est cette dernière légitimité qui nous anime au Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise. Depuis presque un siècle, nous réfléchissons et expérimentons des outils afin que chaque dirigeant puisse développer ses activités et trouver sa juste place dans la société, trouver une utilité autre que financière à son travail et celui de ses collaborateurs, bref, donner du sens au travail de chacun. Voilà la nature de nos réflexions qui vont animer notre action dans les mois qui viennent, des réflexions qui nous poussent à nous impliquer dans le débat d’idées qui va accompagner l’élection présidentielle.

C’est pourquoi nous proposons aux acteurs politiques qui le souhaitent de venir réfléchir avec nous pour identifier les actions dont notre pays a besoin. Notre ambition ? Montrer qu’avec un bulletin de vote, nous pouvons peser sur les changements à venir. Concrètement, au cours de cette campagne, nous n’inviterons pas les acteurs politiques à venir occuper un pupitre et nous lire un discours convenu, en espérant peut-être grappiller quelques voix ou soutiens. Nous les invitons à partager un vrai moment avec nous. Travailler dans l’écoute et l’humilité à construire une société plus soudée.

Sont-ils prêts à relever ce défi ?



Olivier de Pembroke et Olivier Michel sont respectivement président et vice-président du CJD.


Olivier de Pembroke & Olivier Michel
Le 20-09-2016
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