Octobre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Le reverse mentoring : une nécessité ?

Dans un contexte d’accélération de l’histoire et dans un monde volatile, incertain, complexe et flou, notre rapport au savoir et à l’expérience est profondément modifié. Si la transmission de la connaissance des aînés reste fondamentale, elle s’accompagne de nouvelles nécessités : apprendre la nouveauté en permanence, s’ouvrir aux nouveaux usages, maîtriser de nouvelles techniques. Ainsi nous vivons dans une culture d’entreprise où la jeunesse a beaucoup à nous transmettre et l’arrivée du stagiaire ou du jeune collaborateur peut être désormais synonyme d’une double initiation : c'est le reverse mentoring.

« Chaque génération se croit plus intelligente que la précédente et plus sage que la suivante." George Orwell

Le reverse mentoring consiste à organiser la transmission du junior vers le senior. Il est préconisé depuis les années 90 et particulièrement dans le domaine du digital. Cette organisation permet de lever de nombreux freins associés à des croyances qui ont besoin d’être assouplies : le culte de l’expérience associé à l’âge, l’idée que la jeunesse n’a pas de compétences développées, l’association automatique « mentor-aîné » ou encore la vision du mentorat comme relation à sens unique…


« Ce n’est pas ce que vous ne savez pas qui vous pose des problèmes, mais c’est ce que vous savez avec certitude et qui n’est pas vrai. » Mark Twain

Le premier prérequis du reverse mentoring est depenser différemment, de façon renouvelée. Il propose d’accepter que l’expérience a une place plus réduite dans l’entreprise que les compétences du monde de demain que sont formation continue, collaboration à distance, communication au travers du numérique, adaptation, agilité, innovation, prise de risques, information partagée et circulante…

Le reverse mentoring permet à l’entreprise d’utiliser plus efficacement ses ressources internes. Il est agile par la souplesse de la modalité d’intervention, la proximité du tuteur et l’accessibilité du suivi pour ancrer les acquis. Il permet le développement d’une nouvelle culture d’entreprise avec la valorisation d’un comportement adapté aux nouveaux enjeux : écoute, tolérance, ouverture, transversalité. Il permet de tisser des liens nouveaux entre les collaborateurs en organisant la sortie des traditionnelles position haute et position basse. Il améliore la confiance en soi, en les autres et permet une meilleure circulation de l’information et un partage élargi des compétences.

Ce mentorat est particulièrement pratiqué dans l'utilisation de logiciels ou de réseaux sociaux, pour augmenter les connaissances et développer l’expérience client et les nouveaux usages (consommation, communication et collaboration).


« La nouvelle génération est épouvantable, j’aimerais tellement en faire partie ! » Oscar Wilde


le reverse mentoring en question:


« Est-ce nécessaire à toutes les entreprises, à tous les domaines ? »

- Peut être pas…

  • - Et si je faisais le point sur mes arguments en faveur d’une entreprise 100% mentoring et expérience senior?
  • - Et si je souhaitais apprendre du jeune public, développer une compétence extra-entrepreneuriale, ce serait laquelle ?

« Je le pratique déjà, sans le nommer »

- La pratique peut être très présente sans être forcément conceptualisée. Elle est le résultat d’une culture sans préjugé sur les seniors et les juniors, le signe d’une belle ouverture ou encore d’un grand pragmatisme.

  • - Je fais la liste des bénéfices.
  • - J’ouvre la pratique.
  • - J’intègre le reverse mentoring à la conduite des projets.

« Je suis Manager, quels petits pas puis-je faire vers le mentorat inversé ? »

  • - J’interroge les demandes de mentorat auprès des collaborateurs seniors.
  • - Lors du recrutement, je pose des questions en lien avec le reverse mentoring.
  • - Je favorise l’organisation d’heures de mentorat inversé, en autonomie et en tête à tête.

«… Et de grands pas ? »

  • - J’intègre le reverse mentoring à la culture de l’entreprise avec des sessions systématiques, en tête à tête et aussi en petits groupes.
  • - Je me forme et invite mes collaborateurs à se former au préalable à la confiance, au changement, au monde de demain.
  • - Je recrute des jeunes profils dont les qualités et les compétences vont nourrir le reverse mentoring.
  • - J’organise des formations de Mentors.

« Je postule à des offres d’emplois… »

  • - Je me prépare à une éventuelle question en interrogeant mes compétences pouvant satisfaire une demande en reverse mentoring.
  • - Je décide de prendre l’initiative sur le sujet lors de l’entretien.
Sandra Chategner Dupré
Le 12-04-2017
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