Mai 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Dirigeant-Entrepreneur, un métier qui s'apprend

Connaissez-vous le M1302 ? Il ne s’agit pas de la version réactualisée du célèbre R2D2, le petit robot de la saga Star Wars, mais, plus sérieusement, du nom la fiche ROME qui concerne le métier de « direction de petite et moyenne entreprise ».

La lecture de ce référentiel est instructive, à défaut de se révéler passionnante. Sont listées les compétences nécessaires à un patron de PME pour mener à bien ses activités. Le contenu est sans grande surprise : « gestion économique et financière, conduite de projet, législation sociale, techniques d’animation d’équipe, techniques de communication, techniques de conduite de réunion, gestion comptable et administrative, techniques de management, utilisation d’outils de planification ».

Ainsi, pour Pôle Emploi, l’auteur de la fiche, il suffit qu’un dirigeant-entrepreneur utilise correctement ces outils et techniques pour être compétent. Les universités, les écoles de commerce et les organismes de formation professionnelle rivalisent d’ingéniosité sur un marché hyperconcurrentiel pour délivrer ces contenus de connaissances. Connaissances dont le diplôme vient sanctionner l’acquisition. Le diplôme fait la compétence. Mais un diplôme ne constitue aucunement une garantie contre l’incompétence, même estampillé HEC ou ENA. «Si la barbe suffisait à la sagesse, un bouc vaudrait Platon », ironisait déjà Lucien de Samosate (120 – 180) dans ses Epigrammes. Il en va de même avec le diplôme, qui ne suffit pas à faire la compétence. Combien de « têtes bien pleines » ont déjà conduit une entreprise à la déroute ?

« L’essentiel n’est pas de sortir de Polytechnique, mais de sortir de l’ordinaire », ironisait le Général de Gaulle. Certains autodidactes ont réussi cette prouesse, mais force est de constater qu’ils constituent davantage l’exception que la règle. De leurs exemples, on ne tire pas grand-chose, sinon qu’ils ont su faire preuve d’opportunisme, de bon sens, de courage, d’opiniâtreté, de capacité de visionnaire… et autres banalités stériles. Car concrètement, quelles leçons peut-on tirer de leurs parcours en termes d’apprentissage du métier de dirigeant-entrepreneur ? Qu’est-ce qui est réellement duplicable ? Comment se professionnaliser à partir de ce fragile matériau ?

Pourtant, entreprendre, diriger et entreprendre de nouveau, cela s’apprend. Le CJD, qui a créé Copernic, le parcours de professionnalisation à ce métier, a été pionnier. Sans prétendre à l’exhaustivité, les articles qui suivent constituent une première approche de l’apprentissage de ce métier et de ses particularités.


Lionel Meneghin
Le 19-04-2016
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