Novembre 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Pourquoi les entreprises doivent-elles être vertueuses ?

Le climat s’imposant comme un critère de compétitivité et un levier d’amélioration de la performance globale, ne rien faire pourrait être pour une PME un inconvénient de taille.

Comme l’avait révélé le baromètre des enjeux RSE, publié, l’an dernier, par le cabinet BDO et Malakoff Médéric : pour les PME la priorité n'est clairement pas d'investir dans cette démarche. Le manque de visibilité sur le retour sur investissement des actions menées en la matière était invoqué dans 40% des cas, mais aussi le faible impact de la RSE sur le chiffre d'affaires de la société.

LE VENT TOURNE

C’est dire que nombre de dirigeants de PME font le dos rond face aux conférences climat et considèrent que le business impose sa loi. Si les produits sont connus et distribués à une grande échelle, une telle attitude aura a priori peu d’impact. Mais dans le « b to b », des PME indifférentes au climat pourraient perdre en compétitivité et voire leur position fragilisée lors d’appels d’offres. A quelques mois de la COP 21, le vent tourne et la prise de conscience gagne du terrain.Ne pas traiter activement les questions du climat, voir ne pas les anticiper, signifiera très rapidement pour les PME-PMI une perte de compétitivité, une augmentation des couts de transport/ production/ exploitation et surtout une occasion manquée de se différencier et de créer de la valeur dans son offre business vis à vis de ses clients, notamment les grands groupes qui eux ont des obligations règlementaires Climat et en termes de « reporting extra-financier ». Les mécanismes de bonus / malus et d'affichage de la performance écologique se généralisent sur tous les biens de consommation en Europe, et la performance écologique des dispositifs achetés est de plus en plus prise en compte comme critère discriminant pour l'accès à un prêt ou à un crédit.

L’ILLUSION DE LA PERSERVATION DES MARGES

« Imaginons une entreprise non vertueuse qui gaspille en carbone et donc en argentavec une matière première qui vient de loin et en avion sans avoir prévu une organisation de transports par bateaux… quelle image donne t-elle et quelle crédibilité affiche t-elle ?» souligneMarc Jacouton, Président Club PME Climat du Global Compact France. « Elles peuvent avoir l'impression à court terme que ne pas investir sur la transition écologique de l'économie et le bas carbone leur permet de préserver leurs marges et leur endettement. C'est une illusion »renchérit Nicolas Imbert, directeur de Green Cross France.On voit également de plus en plus de fonds d’investissement, voire d’investisseurs institutionnels, qui anticipent le fait qu’un prix sera très prochainement donné au carbone et font de l’empreinte carbone des activités et/ou des produits un facteur essentiel dans leurs choix d’investissement : c’est une tendance de fond, sur laquelle des gestionnaires sont devenus pionniers ».


Gilles Trichard
Le 18-03-2016
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