Août 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


ATCS : La grande famille

Jean-François, Renée et Olivier Peyssel
Garder une taille humaine pour préserver l’excellence sur le plan technique, la réactivité sur le plan commercial et le bien-être sur le plan social, voilà qui a permis à ATCS de traverser les décennies dans un contexte économique parfois difficile.

Vraie complémentarité

Les frères Jean-François et Olivier Peyssel, les deux cogérants de l’entreprise, ne se ressemblent pas. Physiquement d’abord, mais également quand on se penche sur leurs parcours respectifs. Le premier, l’aîné, est l’homme du métier. Avec son CAP de chaudronnier, il a fait ses armes dans l’entreprise, depuis la base jusqu’au sommet. Le second hésitait entre une carrière d’enseignant-chercheur et l’entreprise. Il choisira la seconde, « plus concrète », avoue-t-il. Tous deux ont été biberonnés à l’entreprise familiale, y travaillant plus jeunes les vacances ou le week-end, quand il fallait donner un coup de main. Mais si beaucoup de choses les distinguent, une chose les unit cependant : leur parfaite complémentarité. Depuis 2001, date à laquelle ils ont repris l’entreprise familiale, Jean-François assure naturellement la direction technique et a pris en charge le commercial. Olivier quant à lui est tourné vers la gestion. « Il y a toujours un Peyssel dans l’entreprise ». Un vrai atout pour cette entreprise de chaudronnerie qui a fait de la réactivité sa marque de fabrique.

Entreprise artisanale à l’esprit familial

Basée à Grézieux-la-Varenne (69), c’est ici que Renée et Jean Peyssel ont décidé de créer leur entreprise, le premier septembre 1968, dans un village dont ils sont tombés amoureux. Quatre personnes dans l’entreprise en 1968 ; dix-sept un an plus tard… C’est qu’en pleine Trente Glorieuses, le travail ne manquait pas. Depuis, l’entreprise s’est stabilisée autour de 20 salariés. Un choix assumé plus qu’une situation subie. « Nous souhaitons rester à ce niveau de taille qui nous permet de rester une entreprise artisanale avec un esprit familial ». Une taille qui permet d’être hyper-réactif face aux demandes des clients, notamment quand il s’agit de dépanner. « Nous sommes bien plus réactifs que les grosses structures ».Une taille qui ne l’empêche pas non plus d’être un fournisseur de référence en matière d’équipements sous pression pour de grands donneurs d’ordre du domaine de l’énergie, de la pharmacie, de la chimie fine et de la pétrochimie. Une preuve : depuis 2009, ATCS fait partie des deux entreprises françaises sélectionnées drastiquement dans son domaine par AREVA comme fournisseurs.

Haute-qualité

C’est qu’aujourd’hui, avec les différentes normes et qualifications, il faut montrer patte blanche pour espérer s’imposer dans le nucléaire. C’est le pari réussi par Jean-François et Olivier et avant eux par leurs parents. Car c’est au sortir du premier choc pétrolier en 1975 que le virage a été pris : se centrer sur des produits à forte valeur ajoutée, nécessitant un niveau de qualité, de sécurité et de services (dépannage) élevé. « Nous travaillons à l’unité sur plan à chaque fois. A chaque fabrication, un organisme vient contrôler ». Une stratégie exigeante, qui nécessite la constitution en interne d’un bureau d’études, mais une stratégie payante, puisqu’elle met ATCS à l’abri de la concurrence et des prix toujours tendus vers la baisse dans un marché désormais mondialisé. Le monde justement, il en est question, car ATCS réalise 30 % de son chiffre d’affaires (3,6 M€ en 2014) à l’export. En Suisse plus particulièrement. Pas si mal, en ces temps difficiles pour l’industrie française…

Long terme

Quand Jean-François et Olivier ont pris les rênes de l’entreprise, le changement prend une dimension nouvelle. Deux personnes sont notamment recrutées à la qualité. Jean-François s’active dans le commercial, chose qui n’avait pas été réellement faite auparavant. Aujourd’hui, ATCS peut s’enorgueillir d’un portefeuille client important et d’une forte renommée en termes de qualité. Une autre chose dont les Peyssel peuvent être fiers, c’est la préservation depuis l’origine d’un cadre où il fait bon travailler. La mutuelle complémentaire pour les salariés (et leurs enfants), obligatoire au 1er janvier 2016 ? Elle a déjà été mise en place dès les années 70 dans l’entreprise. « Nous investissons dans le social, c’est important pour nous ». Conséquence : un turn-over faible. Le fondateur de l’entreprise, Jean, se considérait plus comme un ouvrier que comme un patron. Voilà sans doute pourquoi depuis 1968, tous les bénéfices de l’entreprise sont réinvestis dans l’entreprise. Pas de prises de dividendes par les actionnaires, ce qui est rare par les temps qui courent. Une gestion de long terme, « de bon père de famille ».

La rédaction
Le 16-12-2015
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