Avril 2017
Un jour, tu te réveilleras et tu n’auras plus le temps de faire ce que tu voulais faire. Fais-le donc maintenant.
Paulo Coelho


Se poser les bonnes questions grâce à la démarche Lucie

Candice Wojak dirige depuis 2011 Relyance, un cabinet de conseil et d’accompagnement par la confiance qui aide les entreprises à repenser leur relation au travail. Basée à Strasbourg, entourée de deux salariés et de trois consultants externes, Candice explique ses motivations à s’engager dans la démarche Lucie.

Dirigeant : Quel a été le déclic qui vous a amené à entreprendre la démarche LUCIE ?

Candice Wojak : Le déclic est venu d’un client qui trouvait notre activité utile socialement.J’ai pris alors conscience de cela et je me suis donc posée la question suivante : comment rendre ma démarche plus solide ? Comment la formaliser davantage ? Je voulais développer une démarche responsable socialement structurée pour pouvoir la valoriser !


D : Comment l’équipe a vécu la labellisation ?

CW : L’équipe a très bien réagi à la démarche LUCIE ; c’est un projet derrière lequel tout le monde s’est retrouvé. Cela nous a donné un sujet et des objectifs communs. Les externes ont été aussi intégrés dans la démarche. J’ai commencé par en parler pour demander l’accord des salariés et s’ils se sentaient concernés. Ensuite j’ai expliqué la méthodologie et j’ai avancé par petits groupes de travail et en leur proposant mon constat et des pistes d’amélioration : chacun avait la possibilité de donner son avis et de s’impliquer dans les engagements.


D : Quels sont les apports de la démarche ?

CW: Le label LUCIE nous a donné plus de crédibilité et de légitimité. Cela nous a permis de nous différencier et d’être en cohérence avec l’innovation sociale que nous proposons et les valeurs RSE que nous prônons. Bref, ce que nous disons et ce que nous faisons.


D :Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

CW: L’exercice d’auto-évaluation est parfois difficile : nous n’avions pas le recul nécessaire. Heureusement l’évaluateur et le comité de labellisation sont très pédagogues. Ils nous ont permis de mieux connaître nos atouts et nos pistes d’améliorations.

La démarche est très structurée et complète. Parfois, cela peut faire peur. Il faut y consacrer du temps, mais à la fin, quelle satisfaction d‘avoir une vision claire sur notre démarche RSE et sur les forces et faiblesses de l’entreprise !


D: Quel a été l’apport supplémentaire de LUCIE par rapport à votre parcours Perfomance Globale au sein du CJD ?

CW: Pour moi les outils du CJD sont des outils de développement personnel du dirigeant ; il est parfois difficile de transcrire cette expérience aux collaborateurs. Le label LUCIE a été le catalyseur d’une démarche formalisée et que j’ai véritablement partagée avec les salariés et surtout avec les partenaires (clients et acteurs du territoire).


D: Quels exemples de réalisations ?

CW: Aujourd’hui nous valorisons beaucoup mieux notre démarche RSE et avons davantage formalisé la vision de notre entreprise. Nous avons pris plus facilement en compte les contraintes réglementaires notamment en matière de santé et sécurité. Avec nos partenaires, nous avons mis en place une procédure de bonnes pratiques vis-à-vis des concurrents. Celle-ci facilite la collaboration ou « coopétition » : par exemple si un concurrent est déjà en contact avec un client, nous essayons de proposer une offre commune en collaborant plutôt que d’essayer de l’évincer.


D : Est-ce que vous conseillerez cette démarche ?

CW: Je conseille la démarche LUCIE aux dirigeants ayant une réelle volonté de s’engager : non à ceux qui souhaiteraient simplement en faire un avantage concurrentiel !

La RSE est pour nous un prétexte pour se poser les bonnes questions, un outil d’amélioration continue et dans ce sens le label LUCIE répond totalement à ce besoin !


Propos recueillies par Chiara Sammartino
Le 7-09-2016
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