Juillet 2018


Vis ma Vie à l'international : une aventure professionnelle, mais surtout humaine !

Opération originale en son genre, les adhérents du réseau partagent leur vie professionnelle et parfois personnelle pendant 2 ou 3 jours afin de mieux appréhender leur différence culturelle. Mais également s’enrichir, benchmarker et même faire évoluer leurs business respectifs.

Après une première édition entre la France et le Bénin, entre le Maroc et la France en 2012, puis entre Monaco et le Québec, c’est la région Picardie qui s’est mobilisée pour effectuer un échange avec nos cousins québécois. Première phase de l’opération en septembre dernier, lorsque les Picards ont traversé l’Atlantique pour aller à la rencontre des adhérents du CJD Québec. Puis en juin dernier, ils ont à leur tour accueilli leurs hôtes quelques jours avant le congrès national du CJD France auquel ils participaient.


  • Entrer en contact avec un pair

Cette expérience est l’occasion pour chacune des parties de prendre conscience de l’appartenance à un réseau international d’entrepreneurs qui partagent des valeurs communes. « C’est un réseau extraordinaire qui ne peut être expliqué, il faut le vivre pour comprendre » dira même Mylène Chaumont, présidente du CJD Québec 2009 - 2011. Outre la rencontre et l’échange -, tous le soulignent - , pouvoir parler en toute liberté de sa stratégie d’entreprise et découvrir ce que l’autre met en place est non seulement enrichissant, mais porteur de créativité pour chacun. L’un écoutera les conseils avisés de l’hôte tout en imaginant déjà de nouvelles implémentations pour sa propre structure. Porteur d’innovation, il s’agit d’intégrer ensuite ces nouvelles idées, ou même ce nouveau modèle de développement. Se confronter à un acteur similaire sur un autre marché, sans risque de concurrence directe, est source d’enrichissement certain.

Comme Catherine Pellerin, actuelle présidente du CJD Québec le résume : « Le moment fort de cette mission économique a été sans contredit de vivre la puissance d’un réseau fort de 75 ans en France avec 4200 dirigeants d’entreprise comme moi. Pouvoir échanger avec les adhérents français et du réseau (15 pays différents) est une opportunité en soi. Participer à des ateliers, à des réflexions et exposer nos défis en tant qu’entrepreneur pour avoir le retour et les conseils de gens qui ont eu les mêmes défis que nous, ça n’a pas de prix ! ».Pour, finalement, tout comme Marie-Josée Bourdon, réaliser que, « même à des milliers de kilomètres de distance, nous avons les mêmes enjeux de conciliation travail/famille, de gestion de personnel ou de cash-flow. »


  • Se découvrir, se comparer

Il s’agit donc très concrètement de se présenter, de montrer à son hôte le fonctionnement de son activité et les différentes parties prenantes de l’entreprise, en toute transparence, allant même jusque dévoiler la stratégie, et pourquoi pas les failles et problématiques rencontrées sur les marchés respectifs. Marc Patry, président du CJD Québec 2011-2013 nous le raconte : « Notre rencontre a débuté avec un échange général sur le fonctionnement de notre industrie en fonction des protections sociales. Nous avons ensuite utilisé un document de travail que nous avions préparé d’avance afin de faire un exercice debenchmarking. Nous avons également eu la chance de partager en détail les innovations que nous avons mutuellement apportées dans nos cabinets/régions »;Grand ou petit, tout le monde s’y retrouve, c’est le cas de Guy Chauret qui a tiré profit de l’expérience ? Car il avoue avoir beaucoup appris de son homologue plus expérimenté à l’entreprise plus importante : « j’ai grandement apprécié l’échange et l’ouverture du vis ma vie avec François Huchez, président d’une entreprise familiale fondée en 1835, qui bénéficie d’une grande structure et d’une expertise d’un marché mondial de vente au détail de treuils. »

C’est aussi le cas de Marie-Josée Bourdon qui a également pu donner quelques conseils sur le métier, étant cette fois plus expérimenté dans le domaine que son hôte française. Ce qui ne l’a pas empêché elle-aussi de tirer profit de l’expérience en se remettant en question et réalisant qu’elle devait définir son propre modèle d’entreprise, se spécialiser et aspirer à être la meilleure dans son domaine.


  • Innover et progresser

C’est donc aussi l’heure de se remettre en question et de chercher des pistes de développement auxquels les entrepreneurs n’auraient pas naturellement pensé. Pierre Falardeau l’avoue révèle : « j’ai réalisé l’importance — et l’urgent besoin pour mon entreprise — de mettre l’innovation comme priorité dans le plan stratégique de l’entreprise ».Cette rencontre est souvent pleine de surprises et de motivation pour faire évoluer son business. David Van Laecke nous raconte :« Professionnellement nous travaillons avec les mêmes fournisseurs, mais au Québec, pour le même CA, mon alter-ego fait trois fois plus de marge. Nous allons donc mettre en place un système de commande qui me fera gagner 3 points de marge annuelle sur l’ensemble de mes ventes et 40 points sur les produits spécifiques. ».


  • Coopérer et développer son entreprise

Pour finir, pourquoi ne pas imaginer de nouvelles formes de coopération ou de développement de ses affaires ? Guy Chauret ressort déterminé de cette aventure : « L’impact sur mon entreprise est que dans un proche avenir, je disposerai de meilleurs outils afin de développer une bonification de la structure des étapes du développement de mon entreprise, ainsi que d’une vision améliorée et différente concernant la progression de mise en marché. »Quant àMylène Chaumont, elle va plus loin encore et envisage déjà une coopération effective avec ses homologues français. « Grâce à cette rencontre, je vais avoir la chance de travailler avec un des médecins oncologues pour mon programme de prévention des maladies graves ».

Comme le résume très bien l’actuelle présidente du CJD Québec, Catherine Pellerin, «j’ai eu la chance de passer une journée entière avec mon binôme à parler de nos entreprises respectives et de nos défis, de nos processus d’affaires et de l’avenir de notre domaine d’activité. J’en ressors grandement satisfaite et surtout pleine d’idées et de nouveaux contacts qui vont certainement m’aider à propulser mon entreprise vers de nouveaux objectifs et de nouveaux défis ! »

Ces rencontres éphémères peuvent ainsi ouvrir de belles opportunités de croissance. Reste à les saisir...


Stéphanie Le Dévéhat
Le 16-02-2015
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